Quels sont les soins palliatifs ?

En quoi consistent les soins palliatifs ?

Vous accompagnez une personne, un enfant ou un adulte, en fin de vie ? Vous souhaitez obtenir des informations sur les soins palliatifs ? Vous cherchez à expliquer les soins palliatifs à la personne concernée de façon simple et pacifique ?

Dans cette bande dessinée, découvrez à quoi s’adressent les soins palliatifs, à qui ils s’adressent et comment les mettre en œuvre.

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Qu’est-ce que les soins palliatifs ?

Les soins palliatifs sont des soins offerts aux personnes gravement malades et à leur entourage. Chez le malade, ils visent à soulager la douleur physique et mentale et à préserver sa dignité. Ils ne cherchent pas à guérir ou à remplacer les soins médicaux conventionnels, mais à les compléter et à mieux vivre avec la maladie, avec la meilleure qualité de vie possible pour les malades et leur entourage.

Qui peut bénéficier des soins palliatifs ?

Les personnes qui peuvent bénéficier des soins palliatifs sont :

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  • • patients atteints d’une maladie grave, chronique, évolutive, incurable ou menaçant le pronostic vital maladie ;
  • • la famille et les proches du malade.

Toute personne malade peut recevoir des soins palliatifs, quel que soit son âge : nouveau-né, enfant, adolescent, adulte.

Quelles sont les maladies touchées par les soins palliatifs ?

Un grand nombre de maladies ou de situations sont touchées par les soins palliatifs :

  • • un cancer qui ne guérit pas
  • • Le sida s’aggrave. Le SIDA est une IST (infection sexuellement transmissible) ;
  • • souffrez d’une maladie neurologique, circulatoire ou respiratoire chronique et grave ;
  • • un grave accident vasculaire cérébral (accident vasculaire cérébral).

Ils s’adressent également aux personnes en soins intensifs qui ne pourront pas guérir.

En quoi consistent les soins palliatifs ?

Pour le malade, les soins palliatifs comprennent :

  • • les médicaments pour atténuer la douleur (morphine et dérivés) ;
  • • des médicaments pour soulager d’autres symptômes tels que vomissements, nausées, difficultés respiratoires, etc. chimiothérapie ou autres médicaments (laxatifs, antiémétiques, corticostéroïdes, etc.)
  • ; • des médicaments pour réduire l’anxiété et la tristesse (neuroleptiques) ;
  • • un soutien psychologique, spirituel ou religieux ;
  • • les soins visant à améliorer le confort du malade : physiothérapie, orthophonie, massages, soins esthétiques, musique, balnéothérapie, présence de l’animal, des proches ou des bénévoles ;
  • • sédation en cas d’urgence : agitation, hémorragie, difficultés respiratoires extrêmes, etc.

Pour l’entourage, les soins palliatifs offrent :

  • • les temps de parole ;
  • • des périodes de répit pour se reposer ;
  • • assistance au moment du décès.

Qui demande des soins palliatifs ?

Les soins palliatifs sont demandés par le médecin, le malade lui-même ou les proches du malade.

Quand les soins palliatifs devraient-ils être mis en œuvre ?

Les soins palliatifs évoluent avec la maladie. Au début, ils aident la personne vivre mieux avec la maladie. Lorsque la maladie s’aggrave, les soins palliatifs aident la personne à mieux faire face aux traitements. Lorsque la mort approche, les soins palliatifs aident les personnes à vivre mieux en fin de vie.

Où se déroulent les soins palliatifs ?

Les soins palliatifs peuvent être dispensés à l’hôpital dans une unité de soins palliatifs (PSU) ou par l’intermédiaire d’équipes mobiles de soins palliatifs (MSP), à domicile ou dans un établissement médico-social (maison de retraite, foyer d’accueil spécialisé).

Comment trouver un établissement de soins palliatifs ?

Le médecin traitant, le médecin traitant et l’ensemble de l’équipe médicale sont en mesure d’orienter le patient vers la structure la plus adaptée à sa situation. Il existe un annuaire national mis à jour par la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) qui répertorie les structures de soins palliatifs et les associations de soutien bénévole.

Il existe également une ligne téléphonique nationale pour parler et obtenir des réponses (0 811 020 300) (coût d’un appel local). Il a été créé par le Centre national des soins palliatifs et de fin de vie (CNSPFV).

Qui fournit les soins palliatifs ?

Les soins palliatifs reposent sur une équipe multidisciplinaire : médecin généraliste, oncologue (ou oncologue), infirmier, soignant, psychologue, travailleur social, physiothérapeute, pharmacien, masseur, compagnon bénévole et autres professionnels de santé spécifiquement formés aux soins palliatifs.

Y a-t-il des frais pour les soins palliatifs ?

Non, les soins palliatifs sont gratuits. Ils sont couverts à 100 % par la sécurité sociale.

Quels sont les soutiens pour les soignants dans le cadre des soins palliatifs ?

Les soignants sont les personnes qui accompagnent le proche malade au quotidien. Les soutenir est essentiel car ils peuvent être isolés et épuisés physiquement et psychologiquement.

Il existe des dispositifs de support :

  • • le congé de solidarité familiale ;
  • • l’indemnité journalière pour accompagner une personne en fin de vie.

Qu’est-ce que la sédation profonde ?

La sédation profonde fait référence à un médicament qui vise à réduire la vigilance et peut aller jusqu’à une perte de conscience chez la personne, dans le but de réduire ou de supprimer la perception ressentie comme insupportable par le patient.

Il est possible d’appliquer une sédation par intermittence, temporairement ou définitivement.

La sédation permet au décès de survenir dans les meilleures conditions de confort pour la personne. Elle n’entraîne pas la mort elle-même ; c’est l’évolution naturelle de la maladie qui mène à la mort.

La sédation peut être demandée par le patient lui-même si son pronostic vital est engagé à court terme ou s’il souhaite arrêter ses traitements, ce qui générera des souffrances insupportables. Il peut également être proposé par le médecin si le patient n’est pas en mesure d’exprimer sa volonté et que les directives anticipées ne l’empêchent pas. La ou les personnes de confiance sont également utiles pour témoigner des souhaits du malade.

Lorsque la sédation profonde est entreprise, l’intervention est enregistrée dans le dossier médical du patient et dans son dossier médical partagé (DMP) s’il en a un.

En quoi consistent les directives anticipées ?

Les directives anticipées sont un document écrit qui indique les souhaits d’une personne concernant ses soins médicaux en fin de vie. Ce document peut être rédigé par n’importe quel adulte et les souhaits exprimés doivent être respectés par les professionnels de santé.

Des directives anticipées peuvent régler la question de l’arrêt ou de la poursuite du traitement. Cela facilitera les décisions de l’équipe médicale si la personne concernée n’est plus en mesure d’exprimer sa volonté lorsque cela est nécessaire, par exemple si la personne est dans le coma ou présente une déficience cognitive profonde.

Les directives anticipées doivent inclure le prénom et le nom de famille, la date et le lieu de naissance, ainsi que la signature.

Qui peut rédiger des directives anticipées ?

Les directives anticipées peuvent être rédigées par toute personne ayant atteint l’âge de la majorité. Si la personne est sous tutelle ou autre régime de protection juridique, l’autorisation du juge ou du conseil de famille doit être demandée.

Qui est la personne de confiance ?

La personne de confiance est une personne désignée dans le cas où elle n’est plus en mesure de s’exprimer, afin qu’elle manifeste sa volonté à l’équipe médicale. Il est possible de désigner une personne de confiance dès que vous êtes majeur. Il peut s’agir d’un parent, d’un parent, d’un médecin… L’avis de la personne de soutien prévaut sur tout autre avis concernant la décision médicale.

La personne de confiance assure l’application des directives anticipées si elles ont été rédigées et assiste la personne dans ses démarches sanitaires. Elle peut détenir une copie des directives anticipées.

Pour désigner une personne de confiance, elle doit être rédigée sur papier ordinaire ou dans le cadre de la rédaction de directives anticipées. Il est possible de changer de personne de confiance à tout moment.

Qu’est-ce que l’acharnement thérapeutique ?

Aussi appelé obstination déraisonnable, thérapeutique l’acharnement consiste à prodiguer des soins (actes, traitements) inutiles ou disproportionnés par rapport à la situation médicale du patient. L’acharnement thérapeutique est interdit par la loi : le médecin ne doit pas entreprendre ou poursuivre des soins déraisonnables. Il doit également les interrompre s’ils le deviennent.

Des directives anticipées guident le médecin et l’équipe médicale dans le choix de poursuivre ou non le traitement.

La loi stipule que la nutrition et l’hydratation, lorsqu’elles sont artificielles, peuvent être limitées ou arrêtées au nom de l’acharnement thérapeutique.

Qu’est-ce que la loi Leonetti ?

La loi Leonetti est la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, du nom de M. Jean Leonetti, député qui a présidé la « Mission parlementaire de soutien en fin de vie » en 2004.

La loi dite Leonetti sur la date a été adoptée le 12 avril 2005. Il crée de nouveaux droits en faveur des personnes malades, clarifie les conditions d’arrêt du traitement dans le cadre du refus de obstination déraisonnable et met en œuvre le droit à une sédation profonde.

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